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nucléaire, radiologie interventionnelle…) dans le rapport

annuel. Ces dernières reposent sur les constats établis au

cours de l’année précédant leur publication. Par ailleurs,

l’ASN publie des bilans nationaux annuels ou plurian-

nuels d’inspections; ils sont disponibles sur

www.asn.fr

.

En 2015, ont été publiés un bilan sur la scanographie

(inspections2014),unbilansurlatéléradiologie(inspections

2014), un bilan sur la radiothérapie (inspections 2014) et

un bilan enmédecine nucléaire sur trois ans (inspections

2012, 2013, 2014).

Ànoter que depuis 2014, l’ASNcontrôle lamise enœuvre

des évaluations des pratiques professionnelles exposant

les personnes à des rayonnements ionisants à des fins

médicales, laquelle est obligatoire en application de l’ar-

ticle R. 1333-73 du code de la santé publique

5

.

5. Cette disposition est entrée en vigueur depuis le 9 novembre 2007

avec le décret n° 2007-1582 du 7 novembre 2007 mais

les modalités de leur mise en œuvre n’ont été précisées qu’en 2012.

La HAS, en lien avec l’ASN et les professionnels, a ainsi publié,

en novembre 2012, un guide d’évaluation des pratiques

professionnelles intitulé

Radioprotection du patient et analyse

des pratiques professionnelles, Développement Professionnel

Continu et certification des établissements de santé.

Le plan d’action de l’ASN dans le domaine

de l’imagerie médicale

En mai 2015, l’ASN a publié un premier bilan du programme

d’actions pour la maîtrise des doses de rayonnements ionisants

délivrées aux patients lors des examens d’imagerie médicale.

Face à l’augmentation des doses de rayonnements utilisés à des

fins diagnostiques médicales, l’ASN avait en effet pris position

dès 2011 sur la radioprotection en radiologie interventionnelle,

en radiologie conventionnelle et en scanographie, et a engagé

un programme comportant 32 actions et impliquant les autorités

sanitaires et les sociétés savantes.

En point positif, l’ASN souligne la publication des guides de

bonnes pratiques diffusés par les sociétés savantes, concernant

en particulier les examens d’imagerie médicale et la physique

médicale. Ces guides donnent aux professionnels les moyens

de renforcer l’application opérationnelle des principes de

justification des examens et d’optimisation des doses délivrées

aux patients au cours de ces examens.

Des chantiers importants ont également été engagés dans

le domaine de la formation :

• la formation universitaire des médecins, et plus particulièrement

la formation initiale dispensée aux spécialistes (chirurgiens,

neurochirurgiens, cardiologues, urologues, rhumatologues,

orthopédistes…) qui de plus en plus utilisent les rayons X

pour guider leurs gestes opératoires, devrait à terme intégrer

des enseignements sur la radioprotection des patients ;

• le dispositif de formation continue à la radioprotection

des patients, obligatoire depuis 2004, est en cours de mise

à jour, avec l’objectif de la rendre plus opérationnelle

À NOTER

et de l’étendre à l’ensemble des professionnels de santé

concernés et en particulier aux médecins demandeurs d’examens

radiologiques ;

• enfin, la formation dispensée aux opérateurs, lors de l’acquisition de

nouveaux équipements, devrait faire l’objet de recommandations afin

que le potentiel des nouvelles machines, en termes d’optimisation

des doses, soit mieux utilisé.

La convergence de plusieurs actions du programme de l’ASN

avec celles du plan cancer 3, publié par l’INCa en février 2014 pour

la période 2014-2019, devrait à terme permettre de placer sous

assurance de la qualité certaines procédures d’utilisation

des équipements qui concourent à la réduction des doses délivrées aux

patients, tout en garantissant la qualité des images et donc

la pertinence du diagnostic ou la fiabilité du geste opératoire.

Toutefois, des insuffisances persistent en matière de ressources

humaines :

• si l’effectif des physiciens médicaux a doublé depuis 2006,

notamment pour renforcer les effectifs en radiothérapie,

l’ASN constate encore que leur nécessaire intervention

pour optimiser les doses délivrées aux patients, en particulier

lors des procédures interventionnelles et en scanographie, reste

encore trop limitée ;

• l’encadrement réglementaire des conditions d’intervention

des infirmiers pour l’utilisation des équipements d’imagerie

médicale au bloc opératoire est par ailleurs urgent,

dans la mesure où ces personnels participent à la délivrance

des doses reçues par les patients.

5.1 Les situations d’exposition

en milieu médical

5.1.1 L’exposition des professionnels

Les risques liés à l’utilisationdes rayonnements ionisants,

pour les professionnels du milieu médical, sont d’abord

des risques d’exposition externe, générés par les dispositifs

médicaux (appareils contenant des sources radioactives,

générateurs de rayons X ou accélérateurs de particules)

ou par des sources scellées ou non scellées (notamment

après administration de radiopharmaceutiques). En cas

d’utilisation de sources non scellées, le risque de conta-

mination doit être pris en compte dans l’évaluation des

risques (notamment en médecine nucléaire).

La préventiondes risques d’exposition aux rayonnements

ionisants pour ces professionnels relèvedes dispositions du

codedu travail relatives à la radioprotectiondes travailleurs.

5.1.2 L’exposition des patients

L’expositiondes patients aux rayonnements ionisants doit

être distinguée de l’exposition des travailleurs et de la

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CHAPITRE 09 :

LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015