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l’appareil, des caractéristiques du faisceau de rayonne-

ments ainsi que de la destination des locaux adjacents, y

compris ceux situés à la verticale (locaux situés au-dessus

ou en dessous de la salle de traitement). Cette étude doit

figurer dans le dossier présenté à l’appui de la demande

d’autorisation d’utiliser une installation de radiothéra-

pie qui est instruite par l’ASN.

En outre, un ensemble de systèmes de sécurité permet

de renseigner sur l’état de fonctionnement de lamachine

(tir en cours ou non) et d’assurer l’arrêt de l’émission du

faisceau en cas d’urgence ou d’ouverture de la porte de

la salle d’irradiation.

3.2.2 Les règles techniques applicables

aux installations de curiethérapie

Les règles de gestiondes sources radioactives en curiethé-

rapie sont analogues à celles définies pour l’ensemble des

sources scellées, quels que soient leurs usages.

La curiethérapie à bas débit de dose

Dans le cas des techniques par implants permanents (uti-

lisation de grains d’iode-125 notamment pour le traite-

ment de la prostate), les applications sont réalisées enbloc

opératoire, sous contrôle échographique, et ne nécessitent

pas d’hospitalisation en chambre radioprotégée.

La curiethérapie à débit de dose pulsé

Cette technique utilise des projecteurs de sources (en

règle générale 18,5 GBq d’iridium-192). Les traitements

se déroulent dans des chambres d’hospitalisation ayant

des protections radiologiques adaptées à l’activité maxi-

male de la source radioactive utilisée.

La curiethérapie à haut débit de dose

L’ activité maximale utilisée étant élevée (370 GBq

d’iridium-192 ou 91 GBq de cobalt-60), les irradiations

ne peuvent être effectuées que dans un local dont la confi-

guration s’apparente à une salle de radiothérapie externe.

4. LES IRRADIATEURS DE PRODUITS

SANGUINS

4.1 Description

L’irradiationde produits sanguins est pratiquée pour pré-

venir des réactions post-transfusionnelles chez les patients

recevant une transfusion sanguine. L’irradiation délivre à

la poche de sang une dose d’environ 20 à 25 grays. Cette

irradiation est opérée à l’aide d’un appareil autoprotégé

(protection radiologique assurée par du plomb) permet-

tant ainsi son installation dans un local ne nécessitant

pas de renfort de radioprotection. Selon les modèles, les

irradiateurs sont équipés, soit de sources radioactives

(1, 2 ou 3 sources de césium-137) présentant une activité

unitaire d’environ 60 térabecquerel (TBq), soit de géné-

rateurs électriques de rayons X.

La politique, engagée en2009, de remplacement progressif

des irradiateurs à sources par des générateurs électriques

de rayons X a amené à inverser la compositionduparc qui

comprend désormais plus de générateurs que d’irradia-

teurs à sources. Au 1

er

 novembre 2015, le parc d’irradia-

teurs comprend 30 appareils dont 5 équipés de sources

radioactives (dont un irradiateur en cours de démantèle-

ment) soit 16 % du parc d’irradiateurs.

4.2 Les règles techniques applicables

aux installations

Un irradiateur de produits sanguins doit être installé dans

un local dédié dont l’aménagement permet d’assurer la

protectionphysique (incendie, inondation, effraction…).

L’accès à l’appareil, dont le pupitre de commande doit pou-

voir être verrouillé, doit être limité aux seules personnes

habilitées à l’utiliser.

Les irradiateurs équipés de générateurs électriques de

rayons X doivent être aménagés conformément aux dis-

positions de la nouvelle décision technique de l’ASN

n° 2013-DC-0349 du 4 juin 2013 (voir chapitre 3). Cette

décision impose que l’aménagement et l’accès des installa-

tions soient conformes aux règles de radioprotection fixées

par la norme NFC 15-160 dans sa version demars 2011.

5. L’ÉTAT DE LA RADIOPROTECTION

EN MILIEU MÉDICAL

Laradioprotectionenmilieumédicalconcernelespatientsqui

bénéficient des traitements oudes examensdiagnostiques,

lesprofessionnels(médecins,radiophysiciens,manipulateurs

enélectroradiologiemédicale,infirmiers,aides-soignants…)

qui sont appelés à utiliser les rayonnements ionisants ou à

participer à leur utilisation, mais aussi la population, par

exemple lespersonnesdupublicqui peuvent circuler dans

unétablissement de santéou les groupesdepopulationqui

pourraient être exposés à des déchets ou effluents prove-

nant des services de médecine nucléaire.

Depuis 2008, l’ASNélabore périodiquement des synthèses

nationalesregroupantlesprincipauxenseignementsissusdes

inspections, sur la base d’indicateurs traduisant la confor-

mité aux exigences réglementaires de radioprotection. Ces

synthèses permettent de dresser un état de la radioprotec-

tiondans les différents domaines (radiothérapie,médecine

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CHAPITRE 09 :

LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015