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Les activités autorisées à Magenta limitent les risques

à l’entreposage des matières, le CEA n’ayant pas trans-

mis de demandes d’autorisation de mise en service des

boîtes à gants. L’ ASN note à cet égard des retards dans la

transmission d’un référentiel de sûreté conforme à l’état

réel de l’installation.

1.2.5 L’irradiateur Poséidon

L’ installation Poséidon (INB 77) à Saclay, créée par

décret du 7 août 1972, est un irradiateur composé

d’une piscine d’entreposage de sources de cobalt-60,

surmontée partiellement d’une casemate d’irradia-

tion. De plus, cette installation dispose d’une enceinte

immergeable et d’une cellule d’essais. Des activités de

R&D relatives au comportement de matériaux sous

rayonnement sont menées dans Poséidon. Le princi-

pal risque de l’installation est l’exposition aux rayon-

nements ionisants du fait de la présence de sources

scellées de très haute activité.

L’ état de sûreté de l’installation est jugé satisfaisant, les

conditions d’exploitation sont correctes et le suivi des

contrôles et essais périodiques convenable. Les case-

mates présentent néanmoins des fissures qui font l’ob-

jet d’un suivi rigoureux.

L’ instruction du réexamen périodique, dont le dossier

complet a été transmis en juin 2013, et de l’ECS se

poursuit. L’ ASN fixera en 2016 les conditions néces-

saires à la poursuite de l’exploitation.

1.2.6 Les installations d’entreposage

et de traitement des déchets et des effluents

Les installations du CEA d’entreposage et de traitement

des déchets et des effluents font l’objet du chapitre 16.

1.2.7 Les installations en démantèlement

Les installations duCEAen cours de démantèlement ainsi

que la stratégie de démantèlement duCEA sont dévelop-

pées au chapitre 15.

1.3 Les installations en projet

Actuellement en phase de conception, le projet de

réacteur Astrid

(Advanced Sodium Technological Reac-

tor for Industrial Demonstration)

a pour objectif la réa-

lisation d’un démonstrateur technologique dont les

options techniques seraient extrapolables, à l’hori-

zon 2050, à une éventuelle future quatrième géné-

ration de réacteurs de production d’électricité. Ce

projet est porté par le CEA, associé à EDF et à Areva.

Astrid est un réacteur à neutrons rapides refroidis au

sodium (RNR-Na), l’une des six filières étudiées pour

les réacteurs de quatrième génération. Les premières

orientations envisagées pour la conception d’Astrid

ont été présentées dans un document d’orientations

de sûreté (DOrS) qui a été remis à l’ASN en 2012 en

anticipation des procédures réglementaires. Ce DOrS

précède l’envoi non obligatoire d’un dossier d’options

de sûreté (DOS) qui n’a pas été transmis avant la fin

de l’année 2015, comme initialement prévu par le

CEA. Ce DorS se situe également très en amont de

la procédure de demande d’autorisation de création

d’une INB. Dans son courrier du 10 avril 2014 relatif

au DOrS, l’ASN a indiqué au CEA les démonstrations

qu’il conviendra d’apporter dans la suite de la pro-

cédure, pour qu’elle prenne position sur la sûreté du

projet Astrid. Pour l’ASN, ce réacteur devra présen-

ter un niveau de sûreté au moins équivalent à celui

des réacteurs de troisième génération (représentée en

France par l’EPR), intégrer des améliorations issues

des enseignements de l’accident de Fukushima et, en

tant que prototype d’une filière de quatrième généra-

tion qui doit apporter un gain de sûreté significatif,

permettre de préparer et tester des options de sûreté

renforcées.

1.4 L’appréciation générale

de l’ASN sur les actions du CEA

Le bilan de l’année 2015 et l’appréciation de l’ASN

concernant chaque installation sont détaillés dans le

chapitre 8 par région, dans le chapitre 15 pour les instal-

lations en démantèlement et dans le chapitre 16 pour les

installations de traitement de déchets et d’entreposage.

L’ année 2015 a été marquée par la prescription au CEA

de la mise enœuvre des « noyaux durs » post-Fukushima

dans certains de ses centres et de ses installations. Leur

mise en œuvre conduira à une amélioration significa-

tive de la sûreté et permettra au CEA de disposer de

moyens robustes de diagnostic et de gestion de crise.

L’ ASN souligne que la réalisation de ces nombreux réexa-

mens associée à la préparation des dossiers de demande

d’autorisation de mise à l’arrêt définitif et démantèle-

ment représente un enjeu majeur de sûreté, qui néces-

sitera des moyens significatifs de la part du CEA. Le

CEA a mieux respecté les échéances de ses « grands

engagements ». Il a également accepté de donner une

nouvelle impulsion à cette démarche afin de partager

les principaux enjeux de sûreté nucléaire à traiter dans

les dix prochaines années.

Par ailleurs, l’ASN sera vigilante à l’égard de l’enga-

gement effectif des opérations de démantèlement des

installations définitivement arrêtées conformément à la

réglementation française (voir chapitre 15) et à la mise

à jour de la stratégie de démantèlement, d’assainisse-

ment et de gestion des déchets du CEA.

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CHAPITRE 14 :

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET INDUSTRIELLES DIVERSES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015