Détection tardive de l’indisponibilité d’un des deux groupes électrogènes de secours du réacteur 1
Le 30 janvier 2026, l’exploitant de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly a déclaré à l’ASNR un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité d’un des deux groupes électrogènes de secours à la suite de la découverte d’une dégradation de la qualité de son huile.
Chacun des réacteurs des centrales nucléaires exploitées par EDF dispose de deux groupes électrogènes de secours à moteur diesel. Ces équipements assurent de façon redondante l’alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance des alimentations électriques externes.
Les règles générales d’exploitation (RGE) sont un recueil de règles approuvées par l’ASNR qui définissent le domaine autorisé de fonctionnement de l’installation et les prescriptions de conduite des réacteurs associées. Elles prescrivent notamment, dans les différents états du réacteur, la disponibilité des matériels requis au titre de la sûreté ainsi que la conduite à tenir et le délai de réparation associé en cas d’indisponibilité d’un ou plusieurs de ces matériels.
Le 28 janvier 2026, alors que le réacteur 1 était en puissance, le service en charge de la maintenance du groupe électrogène a identifié une dégradation de la qualité de l’huile de ce dernier. L’exploitant a donc considéré que le groupe électrogène n’était plus disponible et a pris la décision d’engager le repli du réacteur conformément aux RGE. Le 29 janvier 2026, le réacteur a atteint l’état de repli visé.
L’exploitant a identifié a posteriori que les analyses d’huile précédemment réalisées mettaient en évidence une dégradation de l’huile du groupe électrogène à partir du 22 août 2025 et une indisponibilité du groupe électrogène depuis le 31 décembre 2025, soit environ un mois avant l’identification de la dégradation de l’huile. L’exploitant n’a donc pas respecté les RGE, qui en cas d’indisponibilité d’un groupe électrogène de secours, imposent le repli du réacteur sous 24 heures.
Cet événement n’a pas eu de conséquence sur les personnes et l’environnement. Toutefois, en raison de sa détection tardive, cet événement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).
Date de la dernière mise à jour : 03/02/2026
Classement de l’incident (INES)
Niveau 1
Anomalie