Indisponibilité prolongée de la fonction d’isolement automatique de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire

Publié le 22/05/2026

Centrale nucléaire du Tricastin Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 18 mai 2026, EDF a déclaré à l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) un événement significatif pour la sûreté relatif à l’indisponibilité de la fonction d’isolement automatique de la barrière thermique d’un groupe motopompe primaire (GMPP) du réacteur 1 de la centrale nucléaire du Tricastin.

Le circuit primaire est muni de trois GMPP assurant la circulation de l’eau dans le cœur du réacteur. Au niveau de chaque GMPP, l’étanchéité du circuit primaire est assurée par trois joints dont la protection thermique est assurée par un dispositif de refroidissement, appelé barrière thermique, refroidi par le système de refroidissement intermédiaire (RRI). Des capteurs de débit sont installés sur le circuit RRI afin, en cas de fissure ou de rupture de la barrière thermique, de détecter l’augmentation du débit et d’isoler la barrière concernée.

Le 30 mars 2026, dans le cadre d’une visite pour maintenance programmée sur le réacteur 1, un essai périodique non conforme a conduit EDF à réaliser un étalonnage du capteur de débit associé à l’isolement du RRI de la barrière thermique du GMPP n°1.

Le 12 mai 2026, dans le cadre d’une analyse a posteriori, l’exploitant a détecté que l’étalonnage réalisé le 30 mars 2026 n’avait pas été réalisé avec la procédure adaptée à ce capteur. Ainsi, le capteur concerné sous estimait le débit associé à la barrière thermique de la GMPP n°1 et il devait donc être considéré comme indisponible depuis le redémarrage du réacteur, le 30 avril 2026. Or, dans cette situation, les règles générales d’exploitation (RGE) du réacteur prescrivent une réparation ou le repli du réacteur sous trois jours.

Le 13 mai 2026, l’installation a été remise en conformité par un nouvel étalonnage, conforme, du capteur concerné.

Cet incident n'a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement. Toutefois, en raison de la durée d’indisponibilité d’un dispositif de sûreté, supérieure à celle fixée par les RGE du réacteur, cet événement a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 22/05/2026

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie