Indisponibilité de la liaison d’appoint ultime en eau du circuit d’alimentation de secours des générateurs de vapeur par le réseau incendie

Publié le 09/07/2026

Centrale nucléaire de Chooz B Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Le 30 juin 2026, l’exploitant de la centrale nucléaire de Chooz B a déclaré à l’ASNR un évènement significatif pour la sûreté relatif à la détection tardive de l’indisponibilité du système de réalimentation en eau, par le réseau incendie, du circuit d’alimentation de secours des générateurs de vapeur (ASG) du réacteur 2, conduisant à un non-respect des règles générales d’exploitation.

Les règles générales d’exploitation (RGE) sont un recueil de règles approuvées par l’ASNR qui définissent le domaine de fonctionnement autorisé du réacteur et les prescriptions de conduite associées.

Le système d’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur (ASG) fournit l’eau nécessaire à l’évacuation de la puissance du réacteur en cas de défaillance partielle ou totale du système d’alimentation normale. Ce système dispose d’une réserve d’eau qui, en situation dégradée, peut être réalimentée, notamment par le circuit d’alimentation en eau du réseau incendie du site (JPP).

Le 24 mars 2026, lors de l’arrêt pour maintenance du réacteur 2, une activité de nettoyage a été engagée sur un filtre du circuit JPP. Le 17 mai 2026, les opérations de redémarrage du réacteur 2 ont été initiées alors que la maintenance du filtre n’était pas finalisée, ce qui a rendu indisponible la fonction de réalimentation en eau du système ASG par le circuit JPP, alors qu’elle était requise au titre des RGE. Un nouveau changement d’état du réacteur a eu lieu le 19 mai 2026, sans que l'indisponibilité de cette liaison d’appoint ultime soit détectée.

Les RGE prescrivent qu’une telle indisponibilité soit limitée à huit heures. Or, l’anomalie n’a été détectée que le 24 juin 2026, ce qui constitue un non-respect des RGE.

Cet évènement n’a pas eu de conséquence sur les installations, les personnes et l’environnement. Il a toutefois affecté la fonction de sûreté « refroidissement » du réacteur. En raison de sa détection tardive, cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES (échelle internationale des évènements nucléaires et radiologiques, graduée de 0 à 7 par ordre croissant de gravité).

Dès la détection de l’évènement, l’exploitant a procédé à la remise en exploitation du matériel, ce qui a permis de revenir à une situation conforme aux RGE.

Date de la dernière mise à jour : 09/07/2026

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie