Appréciations 2025
L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux dans les domaines de la sûreté nucléaire, de la radioprotection et de la protection de l’environnement rejoignent l’appréciation générale portée sur les centrales nucléaires d’EDF.
En matière de sûreté nucléaire, l’ASNR relève une amélioration globale des performances de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux en 2025. Des progrès ont été constatés dans la rigueur de la surveillance de la salle de commande, et la gestion du risque d’incendie est satisfaisante. Toutefois, la rigueur et le maintien des compétences dans le domaine de la conduite normale des réacteurs constituent des points de vigilance de l’ASNR.
En ce qui concerne la maintenance, les performances du site se sont améliorées, dans un contexte industriel chargé, marqué par la réalisation de la quatrième visite décennale du réacteur 1 en 2025. L’ASNR constate également des progrès notables dans la caractérisation et le traitement des anomalies par rapport aux années précédentes. En revanche, les systèmes relevant des fonctions support, de la maîtrise de la réactivité et du refroidissement présentent toujours un nombre de dysfonctionnements supérieur à celui observé sur les autres centrales nucléaires d’EDF.
Dans le domaine de la radioprotection, l’ASNR considère que, malgré une baisse du nombre d’événements significatifs déclarés, les résultats globaux de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux restent fragiles. Des améliorations fortes restent attendues sur la préparation des chantiers et le suivi de la propreté radiologique des locaux.
En matière de protection de l’environnement, les performances de la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux se sont dégradées en 2025. Si les rejets liquides et gazeux demeurent globalement maîtrisés, la gestion des gaz fluorés et de la déchetterie du site doit être améliorée. La prise en compte des risques non radiologiques doit également être renforcée. En effet, les contrôles menés par l’ASNR ont mis en évidence une transposition incomplète des exigences de l’étude de dangers dans les procédures du site.