Appréciations 2025
L’ASNR considère que les performances de la centrale nucléaire de Chooz B en matière de sûreté nucléaire et de protection de l’environnement rejoignent l’appréciation générale que l’ASNR porte sur les centrales nucléaires d’EDF. Elles se distinguent favorablement en matière de radioprotection des travailleurs.
Sur le plan de l’exploitation des installations, l’ASNR note une tendance à l’amélioration, notamment dans le respect des exigences en matière de surveillance des installations, de gestion des alarmes et de gestion de la documentation, qui devra être confirmée en 2026. Une meilleure coordination entre les métiers chargés de la conduite des réacteurs et ceux chargés de la maintenance, ainsi qu’un respect plus rigoureux des procédures sont toutefois attendus, ces deux sujets ayant été en cause dans plusieurs événements significatifs.
En matière de maintenance, l’année a été marquée par un arrêt pour maintenance et rechargement en combustible du réacteur 1 comportant un important volume d’activités. Ces dernières ont été globalement maîtrisées, en dépit de dysfonctionnements rencontrés lors des opérations de redémarrage. Plusieurs défauts dans la réalisation d’activités de maintenance ont toutefois été relevés, dont certains ont été à l’origine d’événements significatifs pour la sûreté.
En matière de radioprotection, l’ASNR considère que les progrès constatés en 2024, notamment sur les sujets liés à la propreté radiologique des installations, ont été confirmés en 2025. Des écarts ponctuels concernant la culture de radioprotection et la maîtrise du risque de dispersion de la contamination sur les chantiers ont cependant été constatés en 2025. Un effort particulier est attendu de la part de l’exploitant en 2026 sur ces deux axes de progrès.
S’agissant de la protection de l’environnement, l’ASNR considère que l’organisation du site reste satisfaisante. Quelques axes d’amélioration ont été identifiés concernant le confinement liquide des effluents et la performance des matériels de prélèvement d’eau et de rejet des effluents liquides.
Enfin, en matière de santé et de sécurité au travail, l’arrêt pour maintenance du réacteur 1 a été marqué par plusieurs accidents ou « presque-accidents » en lien avec le risque de chute de charges. Ils mettent en évidence la nécessité d’une meilleure analyse des risques en amont des activités et d’une meilleure coordination entre l’exploitant et ses intervenants extérieurs.