Centrale Phénix

La centrale Phénix est un réacteur surgénérateur de démonstration de la filière dite « à neutrons rapides », refroidi au sodium. Ce réacteur, d’une puissance électrique de 250 MWe, a été définitivement arrêté en 2009 et est en cours de démantèlement.

En bref

177

Lettres de suite d'inspection

10

Consultations du public

20

Avis d'incidents

45

Rêglementation

L'installation en bref

Le démantèlement est encadré dans ses grandes phases par le décret n° 2016‑739 du 2 juin 2016. La décision n° 2016-DC-0564 de l’ASN du 7 juillet 2016 prescrit au CEA différents jalons et opérations de démantèlement.

L’évacuation des combustibles irradiés et la dépose d’équipements se sont poursuivies en 2025 avec un retard constaté sur l’objectif de l’année. Cette action est un grand engagement de sûreté du CEA avec pour objectif d’évacuer 75 % du terme source des assemblages standards irradiés avant 2029.

Le CEA a déposé en décembre 2024 une demande de modification du décret de démantèlement de l’INB 71, visant principalement à une évolution du cadencement des opérations de démantèlement, en privilégiant le traitement du sodium. Cette demande de modification d’autorisation est en lien avec la stratégie de démantèlement de l’ensemble des installations du CEA. 

La construction de l’installation NOAH, dont la demande de mise en service a été déposée en 2022, qui assurera une partie du traitement du sodium de Phénix et d’autres installations du CEA, a progressé en 2025 avec la poursuite des essais de fonctionnement, préalables à la mise en service. Le traitement du sodium primaire de l’installation interviendra dans un deuxième temps, avec la mise en service prévue de l’installation INES.

L’installation continue de déclarer des écarts relatifs au respect de certains paramètres physico-chimiques des rejets aqueux. Des mesures pérennes pour garantir le respect de certaines limites physico-chimiques de rejets aqueux en 2025 ont néanmoins permis de réduire le nombre de dépassements des limites. De plus, les autorisations de rejets de l’installation sont en cours de révision par l’ASNR dans le cadre de la mise en service de l’installation NOAH.

Une fuite de sodium sur une tuyauterie du circuit primaire au niveau du radier, et des entrées en zone contrôlée d’un salarié sans sa dosimétrie opérationnelle, ont été classées au niveau 1 de l’échelle INES. Ces événements n’ont pas eu de conséquence sur l’exposition du personnel et sur l’environnement.

Le rapport de conclusion du réexamen périodique transmis en 2022 est en cours d’instruction à l’ASNR.

Date de la dernière mise à jour : 10/06/2026